27 juin 2017

Everything, everything

Un film dont on peut largement se passer ! 



Réalisateur : Stella Meghie
Acteurs principaux : Amandla Stenberg, Nick RobinsonAna de la Reguera
Genre : Romance/drame
Date de sortie : 21 juin 2017  
Durée : 1h36
Nationalité : film américain

Résumé : Que feriez-vous si vous ne pouviez plus sortir de chez vous ? Ni respirer l'air pur de la mer, ni sentir la chaleur du soleil sur votre visage… ni même embrasser le garçon qui vit à côté de chez vous ? Everything, Everything raconte l'histoire d'amour insolite entre Maddy, adolescente futée, curieuse et inventive, et son voisin Olly. Car même si la jeune fille de 18 ans souffre d'une maladie l'empêchant de quitter l'environnement confiné de sa maison, le garçon refuse que ces circonstances n'entravent leur idylle. 





Hier je suis allée voir "Everything, Everything" au cinéma. Comme vous le savez certainement, ce film est tirée du roman du même nom écrit par Nicola Yoon. Je n'ai pas lu ce livre et, après avoir vu le film, je pense que je ne le lirai malheureusement pas ; en tout cas, ce n'est pas une priorité pour moi. 

On découvre la vie de Maddy, une jeune fille de 18 ans qui souffre d'une maladie, "la maladie de l'enfant-bulle". Elle ne peut donc pas sortir de chez elle et n'a donc presque aucune vie sociale et interaction avec le monde extérieur. C'est sans compter sur l'arrivée d'un BG qui va devenir son voisin. Celui-ci va tomber instantanément sous le charme de notre jolie héroïne et vice-versa. Les deux tourtereaux vont alors tout tenter pour pouvoir s'approcher, se toucher, s'entendre de vive voix. 

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L'histoire, originale selon moi, pouvait donner un film très sympathique, émouvant et unique...détrompez-vous, ce film est bourré de clichés, pas crédible DU TOUT et gnangnan à souhait ! 
Voici les choses qui m'ont énervé/déplu (ça sera plus facile sous forme de liste)
- l'amour immédiat entre deux adolescents beaux comme des dieux, genre really ? Pour moi, 0 crédibilité de base ; 
- On pourrait penser que Maddy ne sait pas réellement se "comporter" face à Olly, ou du moins qu'elle doute un peu étant donné qu'elle n'a jamais vu de garçon... Que nenni ! C'est la première fois qu'elle rencontre un garçon et qu'elle tombe amoureuse mais on dirait qu'elle a vécu cette situation toute sa vie. Encore une fois, niveau crédibilité c'est zéro ! ; 
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- Maddy nous dit au début qu'elle ne s'habille qu'en blanc, avec des tenues aseptisées et "clean de chez clean" et finalement on la découvre avec des robes toutes mignonnes, des hauts à la mode, etc... J'ai loupé un truc ? 
- SPOILER : Quand elle se lève le lendemain matin de leur première nuit ensemble, elle porte la chemise d'Olly, à moitié boutonnée ; c'est re-re-re-revu (#Cliché) donc originalité bof bof ; 
- Euh ? Le "trois petits points" ce n'est pas une pale copie du "okay, okay" de Nos étoiles contraires ?????

Bref, vous l'aurez compris, beaucoup de choses m'ont déplu dans ce film. Et encore, la liste pourrait être plus grande mais je ne vais pas descendre ce film plus que ça, je pense que c'est suffisant ;) Malgré tout cela, ce film reste ""mignonnet"" et pourra peut-être plaire aux personnes un peu plus jeunes que moi. 

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J'ai tout de même apprécié la chute de l'histoire qui est, pour le coup, surprenante. J'aurai d'ailleurs apprécié que l'on s'intéresse davantage à cette partie là de l'histoire qui aurait pu amener de la complexité aux personnages et une psychologie plus développée ; dommage ! Aussi, un point positif de ce film c'est la présence d'une héroïne à la peau noire, c'est assez rare pour être souligné et c'est agréable je trouve de ne pas toujours avoir le même type d'héroïne. 

Dites-moi si vous l'avez vu, ce que vous en avez pensé ! 




9 juin 2017

Balzac et la Petite Tailleuse chinoise - Dai Sijie

Un livre sur les livres 



Auteur : Dai Sijie 
Éditeur : Belin - Gallimard
Parution : 25 août 2009 
Genre : Classique
Nombre de pages : 224
Prix : 5€60

Résumé : Années 1970. Durant la Révolution culturelle chinoise, deux lycéens citadins, le narrateur et son ami Luo, sont exilés dans un village de montagne pour y être «rééduqués». Les deux adolescents mènent une vie dure mais s'évadent dans la lecture de livres interdits : ces romans leur ouvrent la porte de la fille d'un tailleur, et d'un univers jusqu'alors insoupçonné... Récompensé par de nombreux prix, ce premier roman de Dai Sijie est un formidable hommage au pouvoir de la littérature.





Balzac et la Petite Tailleuse chinoise m’avait touché lors de ma première lecture, il y a maintenant quelques années. Je relis très rarement mes livres mais, je ne sais pas comment l’expliquer, celui-ci fait exception à la règle. J’avais tout simplement envie de le relire et je me félicite de ce choix à présent !

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En 1949, en Chine, c’est la République populaire de Chine qui est proclamée par Mao Zedong. Le but est d’étendre la révolution à toute la population chinoise. Cela va engendrer des millions de morts et d’autres vont être envoyés dans des camps de « rééducation ». C’est pendant cette triste période que se déroule la Révolution culturelle qui va être au cœur de ce roman de Dai Sijie. C’est là que ce roman est quelque peu autobiographique. En effet, l’auteur a été vivement chamboulé par cette période de l’Histoire et on retrouve de fortes similitudes entre les deux garçons du récit et Dai Sijie : fils de médecin, même période de rééducation…

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Nous allons donc suivre Luo et le narrateur, deux amis envoyés en camp de rééducation à leur plus grand malheur. Coupés de leurs familles, de leurs vies cette période va être excessivement pénible, difficile, rude. Une chose en particulier les révolte dans cette dictature, c’est l’interdiction de posséder des livres pour que l’ensemble de la population ne puisse pas réfléchir par elle-même et qu’une pensée unique et commune naisse. 

Ce roman est alors un livre sur les livres. C’est là toute sa puissance et son intelligence. Dans Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, le livre est représenté comme un objet puissant, mystérieux et important. C’est grâce à un personnage primordial du récit que les deux protagonistes vont, tout de même, pourvoir avoir accès à ces objets merveilleux que sont les livres. Balzac va alors apparaître dans leurs vies sans plus jamais les quitter. 

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Peut-être ne savez-vous pas qui est cette fameuse « Petite Tailleuse chinoise » ? Cette dernière va faire une entrée dans les cœurs des deux garçons en un rien de temps. C’est avec Luo que la jeune fille va s’énamourer et jolie, attirante et sensuelle, celle-ci va faire naître en lui des émotions inconnues que l’auteur nous décrit avec pudeur. C’est puissant et touchant à la fois. Luo va se mettre en tête de faire évoluer sa jeune conquête grâce aux auteurs européens : « Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle en sera plus jamais une simple montagnarde ». Cette transformation est émouvante et démontre toute la puissance de la littérature, sur les femmes en particulier. Son émancipation nous ravie et nous touche en plein cœur. 

Je vous invite, évidemment, fortement à aller découvrir ce joli récit qui va savoir vous émouvoir et vous faire aimer encore plus (oui, c'est possible) les livres ! 


"Je n'allais tout de même pas mourir avant d'avoir connu l'amour, le sexe, la lutte individuelle contre le monde entier." 

Cadavre exquis - Pénélope Bagieu

Pétillant à l'image de Pénélope Bagieu !






Auteur : Pénélope Bagieu 
Éditeur : Gallimard
Parution : 16 avril 2010
Genre : BD, Humour, société
Nombre de pages : 128
Prix : 17,25€

Résumé : Zoé travaille comme hôtesse d'accueil dans les salons. Elle s'ennuie et ne supporte plus les sourires forcés et les talons hauts. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, elle croit enfin à sa bonne étoile.










Après avoir découvert Culottées, tome 1 (j'espère bientôt découvrir la suite, mais étant donné que mon anniversaire approche à grands pas, je ne me fais pas de souci ;)), j'ai voulu en connaitre d'avantage sur Pénélope Bagieu. Je suis son travail et ses réflexions sur les réseaux sociaux mais je souhaitais découvrir davantage son travail "d'avant les culottées"

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Ayant une heure à perdre en ville, je me suis dirigée à la médiathèque où je me suis plongée dans cette jolie BD dont j'avais beaucoup entendu parler. Déjà, la couverture m'a séduite. J'aime cette association de bleu et de rouge, la belle Paris en arrière plan et ce mystère qui plane face à ce trio

Sincèrement, si vous connaissez un minimum Pénélope Bagieu, cette BD va vous plaire. Les dessins sont toujours aussi craquants, pétillants, drôles... C'est un énorme point positif pour ma part. Mais là, c'est perso. On aime ou on n'aime pas le coup de crayon d'un artiste d'après moi. Il faut donc essayer, jeter un coup d'oeil ; et si on apprécie, aller plus loin. 

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On découvre donc Zoé, une jeune femme qui n'aime pas son boulot d'hôtesse d'accueil. Vraiment, être payée à faire la potiche, trop peu pour elle. En plus, son copain est un c****** de première, pas fichu de faire autre chose que regarder la télé en caleçon. Clairement, c'est pas la vie dont Zoé rêve. C'est là que je trouve un point négatif. Eh ma grande, si tu n'aimes pas ta vie, trouve un autre job, largue ton copain et va voir ailleurs ! Ben non. Clairement, Zoé n'a pas beaucoup de caractère et se laisse couler. 

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Heureusement pour elle, une jolie rencontre va arriver dans sa petite vie. Thomas Rocher, un célèbre écrivain qui dépasse de loin les Musso et Lévy. Seulement, elle ne le connais absolument pas. De là va naître une jolie relation. Malheureusement, Thomas lui cache une petite (voire immense) chose. 

La scène où Zoé va à la librairie est ma préférée. C'est touchant de voir quelqu'un découvrir le monde merveilleux de la littérature. C'est d'ailleurs là-bas qu'elle va apprendre ce que Thomas lui cache et, étant toute chamboulée par cette nouvelle, elle va oublier de payer le bouquin que le libraire lui avait conseillé quelques minutes avant. Si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me dire si cette scène vous a également touché

En bréf, c'est surprenant, original et vraiment drôle. C'est Pénélope Bagieu quoi ! Foncez



"(il luiprésente "Belle du Seigneur")

Vous m'en direz des nouvelles !
- Tain le PAVE !
- Bah ! Si ça vous tombe des mains, vous pouvez toujours vous en servir pour faire démarrer un barbecue."


25 mai 2017

Le livre de Perle - Timothée de Fombelle

Un roman poétique 


Auteur : Timothée de Fombelle
Éditeur : Gallimard
Parution : 6 novembre 2014
Genre : Jeunesse, Conte
Nombre de pages : 297
Prix : 16€

Résumé : Tombé dans notre monde une nuit d'orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d'exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d'amour, est aussi une quête mystérieuse. Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l'a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l'ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu'il aime l'attend toujours la bas ?







Par où commencer ? Que dire de ce livre ? Je reste si troublée par cette lecture, qu'il ne va pas être évident pour moi de vous en parler. Je n'avais jusque là jamais lu d'écrits de Timothée de Fombelle. Seulement, à force d'entendre du bien de l'écriture de cet auteur, j'avais très envie de découvrir cette poésie par moi-même. Le livre de Perle a reçu de très bonnes critiques, c'est pourquoi je me suis lancée, sans trop savoir où je mettais les pieds, dans ce roman aussi troublant que poétique. 

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On fait la découverte de Joshua et de tant d'autres personnages venus d'horizons différents mais qui vont finalement être liés les uns aux autres. On découvre des mondes merveilleux et des histoires farfelues. On ne comprend pas tout. On est perdu. On est perplexe. Puis, tout devient clair et limpide. Les histoires commencent à se lier et à prendre forme dans notre esprit. On en comprend tous les stratagèmes, les recoins et les limites. On se laisse emporter par la beauté des paysages et la sympathie des personnages

Une chose est sure, on ne ressort pas indemne de cette lecture. Il faut savoir savourer ce roman pour le comprendre. Il faut savoir écouter l'auteur, analyser ses lignes. Il faut aimer l'amour et la poésie. Le chemin n'est pas évident mais il en vaut la peine. J'ai le sentiment qu'il me faudra encore du temps pour digérer ce roman, pour l'aimer encore davantage. Peut-être qu'une relecture s'imposera même... 

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Aussi, ce livre m'a fait penser, entièrement ou en partie, à plusieurs autres œuvres : 
La mécanique du cœur de Mathias Malzieu
Un roman de Jean-Claude Mourlevat dont le titre m'échappe - peut-être Le chagrin du roi mort ? 
L'oeuvre de Tim Burton 
Cette sculpture contemporaine (ci-dessus) que j'ai découverte à la Biennale de Venise en 2015 qui se nomme "western wall" par Fabio Mauri




"Le bonheur est cette danse où l'on s'approche et l'on s'écarte sans se perdre."

22 mai 2017

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

Un livre puissant et touchant 





Auteur : Harper Lee
Éditeur : Le Livre de Poche 
Parution : 23 août 2006
Genre : Classique, Historique, Drame
Nombre de pages : 320
Prix : 6€60


Résumé : Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.








Ce roman était dans ma wishlist depuis un sacré moment. Je l'ai trouvé il y a peu de temps en occasion chez Gibert Joseph donc je n'ai pas hésité longtemps avant de l'acheter. Je suis si heureuse d'avoir découvert ce classique qui, comme je l'imaginais, m'a énormément touchée

Ce roman se déroule dans les années 1930, dans une petite ville nommée Maycomb, située dans le sud des Etats-Unis. On fait la découverte de Scout (qui s'appelle en vérité Jean Louise), la narratrice, ainsi que son frère Jem et leur père Atticus. Ce dernier est avocat et est commis d'office pour défendre Tom Robinson, un homme noir qui est accusé d'avoir violé une femme blanche. 

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Je suis tombée complètement sous le charme de ce trio de personnages. Scout est une petite fille d'une très grande intelligence, très curieuse et attachante. Son frère, tout aussi attachant est, malgré les apparences, très attaché à sa sœur. Cet amour fraternel, qu'ils ne s'avouent finalement jamais, est absolument adorable et touchant. 

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Leur papa, Atticus est un homme que l'on peut qualifier de droit dans ses bottes. C'est un homme avec de grandes valeurs, très impliqué dans l'éducation de ses enfants. J'aime énormément cette éducation, justement, qu'il leur transmet que l'on pourrait résumer ainsi : "Allez découvrir les choses de la vie par vous-même, vous en ressortirez plus grands.". 

De toute évidence, c'est le sujet traité qui a fini de me convaincre que ce roman est une merveille. Nous sommes dans un état qui se trouve au cœur de l’Amérique ségrégationniste. C'est dans les yeux des deux enfants d'Atticus, que l'on va pouvoir se rendre compte de la puissance du racisme présent dans le pays et de sa terrible injustice. C'est poignant de vérité. 

Sincèrement, n'ayez, encore une fois, pas peur de la classification de ce roman dans le genre "classique", c'est un livre complètement actuel et très percutant que je vous conseille à 3000%. 




"Je voulais que tu comprennes quelque chose, que tu voies ce qu'est le vrai courage, au lieu de t'imaginer que c'est un homme avec un fusil dans la main. Le courage, c'est savoir que tu pars battu, mais d'agir quand même sans s'arrêter. Tu gagnes rarement mais cela peut arriver."