17 août 2017

20 ans d'écart

Une romance douce et piquante 

Réalisateur : David Moreau 
Acteurs principaux : Virginie Efira, Pierre Niney, Gilles Cohen
Genre : Comédie, Romance
Date de sortie : 6 mars 2013
Durée : 1h36
Nationalité : film français

Résumé : Alice Lantins a 38 ans. Elle est belle, ambitieuse et fait preuve d’une impeccable conscience professionnelle au point d’en oublier sa vie privée. Bref, elle a tout pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine « Rebelle », tout sauf son image de femme coincée. Mais lorsque le jeune et charmant Balthazar, à peine 20 ans, va croiser le chemin d’Alice, le regard de ses collègues va inexplicablement changer. Réalisant qu'elle détient la clef de sa promotion, Alice va feindre la comédie d’une improbable idylle. 





Encore une comédie romantique française ? Mais il n'en existe pas suffisamment ? Pour moi, celle-ci vaut le détour. Si vous êtes facilement dérangés par quelques clichés par-ci par-là dans ce genre de film, changez de chemin. Pour moi, ça l'a fait, j'ai tout de suite été séduite par cette histoire. 

source
On fait d'abord la rencontre d'Alice Lantins (jouée par Virginie Efira), une femme qui s'approche doucement de la quarantaine, mère d'une jeune fille, célibataire et travaillant dans un grand magazine, "Rebelle". On se rend vite compte qu'Alice est une femme d'apparence froide, très (trop?) préoccupée par son avenir professionnelle au point d'en oublier de réellement vivre. Sa vie sociale (hors boulot) n'est pas grandiose, elle fait peu de rencontre (toujours hors boulot) et elle reste inlassablement "coincée". 

Un beau jour, elle va faire la rencontre d'un jeune homme, Balthazar (joué par Pierre Niney). Ils vont se rencontrer dans un avion alors que Balthazar est surclassé et qu'Alice rentre d'une affaire professionnelle au Brésil. Depuis cette rencontre, les collègues et surtout le patron d'Alice vont la voir se transformer, se "décoincer" et devenir beaucoup plus libre. Balthazar va alors devenir l'unique chance pour Alice d'obtenir l'énorme promotion (devenir rédactrice en chef de "Rebelle") qui l'attend. 

source
Les deux personnages principaux sont aussi attachants l'un que l'autre. J'ai beaucoup aimé découvrir Alice après sa rencontre avec le jeune homme. Sa transformation est intéressante à voir et nous fait plaisir pour elle car elle se libère enfin. On se rend vite compte du vrai caractère d'Alice et de sa personnalité aussi déjantée que sensible. C'est le premier film de Virginie Efira que j'ai vu et franchement je la trouve au TOP

Le personnage de Balthazar est absolument touchant ! Il tombe presque instantanément sous le charme d'Alice. De ce fait, on pourrait s'imaginer que c'est surjoué, peu naturel ou je ne sais quoi mais pas du tout ! C'est, au contraire, très touchant et beau. Balthazar est complètement déboussolé à certains moments quand il se rend compte de l'histoire qu'il est en train de vivre ; il en devient attachant et drôle parce que très maladroit. Pierre Niney est, en plus de cela, excellent dans ce rôle. 

source
Bref, vous l'aurez compris, j'ai passé un très bon moment avec cette jolie romance toute douce, drôle et piquante comme je les aime ! 

PS : Si vous connaissez Sophie-Marie Larrouy (SML), elle a un petit rôle dans ce film, j'aime tellement cette nana que pour moi c'est clairement un PLUS ;-)





5 août 2017

Désolée, je suis attendue - Agnès Martin-Lugand

Une très belle découverte 





Auteur : Agnès Martin-Lugand 
Éditeur : Michel Lafon 
Parution : 14 avril 2016 
Genre : Contemporain
Nombre de pages : 378
Prix : 18,95 €

Résumé : Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l’adrénaline est son moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues, et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s’inquiètent de son attitude. Peu lui importe les reproches qu’on lui adresse, elle a simplement l’impression d’avoir fait un autre choix, animée d’une volonté farouche de réussir.
Mais le monde qu’elle s’est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé.







Premier livre lu d’Agnès Martin-Lugand à ce jour pour ma part. C’est un excellent roman que l’autrice nous offre là. Je suis ravie d’avoir pu découvrir un peu plus de la littérature contemporaine française ! Sincèrement, je n’ai qu’une envie maintenant : me plonger dans d’autres romans de cette autrice. 

source
Désolée, je suis attendue va nous offrir le portrait d’une trentenaire, Yaël, qui passe littéralement sa vie à travailler. On découvre une femme qui aime son métier plus que tout au monde, qui vit pour lui. Elle est interprète dans une agence réputée où elle va monter en grade petit à petit grâce à son travail toujours impeccable et à la confiance de son patron. Ce dernier a d'ailleurs une place importante dans la vie de Yaël ; en effet, c’est lui qui lui a tout appris. Elle lui doit toutes ses connaissances et son expertise.

Seulement, étant accaparé à 3 000 % par son boulot, elle en oublie de vivre. Pratiquement pas de vie sociale, très peu de contact avec ses parents et sa sœur, presque aucune sortie… Bref, Yaël a la tête dans le guidon et elle a l’air d’apprécier cette situation. Elle a-do-re son métier et ne comprend pas son entourage qui lui reproche d’être trop peu présente et de ne vivre que pour son boulot. Tout ce que pourquoi elle vit c’est la réussite professionnelle et elle ne peut pas comprendre les personnes qui ne veulent pas « progresser » comme, elle, elle le fait.

Pourtant, une rencontre venue tout droit de son passé va resurgir et la chambouler pour toujours. C’est là que le roman prend de l’intérêt. En effet, à force de retour dans le passé, d’explications de certaines choses qui sont arrivées dix ans auparavant, on commence à comprendre le comportement excessif de l’héroïne… 

source
Sans trop vous en dévoiler quant au passé de Yaël, je peux vous dire que sa psychologie est très bien travaillée par Agnès Martin-Lugand. Son personnage principal m’a quelque peu agacée au début, tout simplement parce que je la trouvais égoïste, sans cœur, très stricte et donc peu sympathique. Cependant, au fil des pages, en faisant plus ample connaissance avec Yaël, on comprend davantage ses choix de vie : sa carrière comble en réalité un vide. C’est émouvant de voir comme les rencontres, les ruptures et toutes ces étapes difficiles (ou moins difficiles) dans nos vies façonnent nos choix. Je trouve que ce roman est très malin et nous amène à nous remettre en question sur nos propres choix de vie justement.


Les autres personnages m’ont, eux aussi, beaucoup touchée. Ils nous permettent de nous rappeler à quelque point l’amitié est importante et peut être aussi forte que les liens du sang. Ce sont tous des personnages qui peuvent faire écho à des personnes de notre entourage, et ça, c’est agréable. J’ai particulièrement apprécie le grand-père de Marc, Abuelo, qui a le rôle du « grand sage » ; cet homme est exceptionnel à mes yeux. 

source
Au cas où vous ne l'auriez pas compris, j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman. J'ai très hâte de découvrir d'autres écrits d'Agnès Martin-Lugand ! Vous me conseillez le(s)quel(s) ? 


"Près du lit, je remarquai sa montre sur ma table de nuit ; ce simple geste me bouleversa, il était chez lui chez moi."

27 juin 2017

Everything, everything

Un film dont on peut largement se passer ! 



Réalisateur : Stella Meghie
Acteurs principaux : Amandla Stenberg, Nick RobinsonAna de la Reguera
Genre : Romance/drame
Date de sortie : 21 juin 2017  
Durée : 1h36
Nationalité : film américain

Résumé : Que feriez-vous si vous ne pouviez plus sortir de chez vous ? Ni respirer l'air pur de la mer, ni sentir la chaleur du soleil sur votre visage… ni même embrasser le garçon qui vit à côté de chez vous ? Everything, Everything raconte l'histoire d'amour insolite entre Maddy, adolescente futée, curieuse et inventive, et son voisin Olly. Car même si la jeune fille de 18 ans souffre d'une maladie l'empêchant de quitter l'environnement confiné de sa maison, le garçon refuse que ces circonstances n'entravent leur idylle. 





Hier je suis allée voir "Everything, Everything" au cinéma. Comme vous le savez certainement, ce film est tirée du roman du même nom écrit par Nicola Yoon. Je n'ai pas lu ce livre et, après avoir vu le film, je pense que je ne le lirai malheureusement pas ; en tout cas, ce n'est pas une priorité pour moi. 

On découvre la vie de Maddy, une jeune fille de 18 ans qui souffre d'une maladie, "la maladie de l'enfant-bulle". Elle ne peut donc pas sortir de chez elle et n'a donc presque aucune vie sociale et interaction avec le monde extérieur. C'est sans compter sur l'arrivée d'un BG qui va devenir son voisin. Celui-ci va tomber instantanément sous le charme de notre jolie héroïne et vice-versa. Les deux tourtereaux vont alors tout tenter pour pouvoir s'approcher, se toucher, s'entendre de vive voix. 

source
L'histoire, originale selon moi, pouvait donner un film très sympathique, émouvant et unique...détrompez-vous, ce film est bourré de clichés, pas crédible DU TOUT et gnangnan à souhait ! 
Voici les choses qui m'ont énervé/déplu (ça sera plus facile sous forme de liste)
- l'amour immédiat entre deux adolescents beaux comme des dieux, genre really ? Pour moi, 0 crédibilité de base ; 
- On pourrait penser que Maddy ne sait pas réellement se "comporter" face à Olly, ou du moins qu'elle doute un peu étant donné qu'elle n'a jamais vu de garçon... Que nenni ! C'est la première fois qu'elle rencontre un garçon et qu'elle tombe amoureuse mais on dirait qu'elle a vécu cette situation toute sa vie. Encore une fois, niveau crédibilité c'est zéro ! ; 
source
- Maddy nous dit au début qu'elle ne s'habille qu'en blanc, avec des tenues aseptisées et "clean de chez clean" et finalement on la découvre avec des robes toutes mignonnes, des hauts à la mode, etc... J'ai loupé un truc ? 
- SPOILER : Quand elle se lève le lendemain matin de leur première nuit ensemble, elle porte la chemise d'Olly, à moitié boutonnée ; c'est re-re-re-revu (#Cliché) donc originalité bof bof ; 
- Euh ? Le "trois petits points" ce n'est pas une pale copie du "okay, okay" de Nos étoiles contraires ?????

Bref, vous l'aurez compris, beaucoup de choses m'ont déplu dans ce film. Et encore, la liste pourrait être plus grande mais je ne vais pas descendre ce film plus que ça, je pense que c'est suffisant ;) Malgré tout cela, ce film reste ""mignonnet"" et pourra peut-être plaire aux personnes un peu plus jeunes que moi. 

source
J'ai tout de même apprécié la chute de l'histoire qui est, pour le coup, surprenante. J'aurai d'ailleurs apprécié que l'on s'intéresse davantage à cette partie là de l'histoire qui aurait pu amener de la complexité aux personnages et une psychologie plus développée ; dommage ! Aussi, un point positif de ce film c'est la présence d'une héroïne à la peau noire, c'est assez rare pour être souligné et c'est agréable je trouve de ne pas toujours avoir le même type d'héroïne. 

Dites-moi si vous l'avez vu, ce que vous en avez pensé ! 




9 juin 2017

Balzac et la Petite Tailleuse chinoise - Dai Sijie

Un livre sur les livres 



Auteur : Dai Sijie 
Éditeur : Belin - Gallimard
Parution : 25 août 2009 
Genre : Classique
Nombre de pages : 224
Prix : 5€60

Résumé : Années 1970. Durant la Révolution culturelle chinoise, deux lycéens citadins, le narrateur et son ami Luo, sont exilés dans un village de montagne pour y être «rééduqués». Les deux adolescents mènent une vie dure mais s'évadent dans la lecture de livres interdits : ces romans leur ouvrent la porte de la fille d'un tailleur, et d'un univers jusqu'alors insoupçonné... Récompensé par de nombreux prix, ce premier roman de Dai Sijie est un formidable hommage au pouvoir de la littérature.





Balzac et la Petite Tailleuse chinoise m’avait touché lors de ma première lecture, il y a maintenant quelques années. Je relis très rarement mes livres mais, je ne sais pas comment l’expliquer, celui-ci fait exception à la règle. J’avais tout simplement envie de le relire et je me félicite de ce choix à présent !

source
En 1949, en Chine, c’est la République populaire de Chine qui est proclamée par Mao Zedong. Le but est d’étendre la révolution à toute la population chinoise. Cela va engendrer des millions de morts et d’autres vont être envoyés dans des camps de « rééducation ». C’est pendant cette triste période que se déroule la Révolution culturelle qui va être au cœur de ce roman de Dai Sijie. C’est là que ce roman est quelque peu autobiographique. En effet, l’auteur a été vivement chamboulé par cette période de l’Histoire et on retrouve de fortes similitudes entre les deux garçons du récit et Dai Sijie : fils de médecin, même période de rééducation…

source

Nous allons donc suivre Luo et le narrateur, deux amis envoyés en camp de rééducation à leur plus grand malheur. Coupés de leurs familles, de leurs vies cette période va être excessivement pénible, difficile, rude. Une chose en particulier les révolte dans cette dictature, c’est l’interdiction de posséder des livres pour que l’ensemble de la population ne puisse pas réfléchir par elle-même et qu’une pensée unique et commune naisse. 

Ce roman est alors un livre sur les livres. C’est là toute sa puissance et son intelligence. Dans Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, le livre est représenté comme un objet puissant, mystérieux et important. C’est grâce à un personnage primordial du récit que les deux protagonistes vont, tout de même, pourvoir avoir accès à ces objets merveilleux que sont les livres. Balzac va alors apparaître dans leurs vies sans plus jamais les quitter. 

source

Peut-être ne savez-vous pas qui est cette fameuse « Petite Tailleuse chinoise » ? Cette dernière va faire une entrée dans les cœurs des deux garçons en un rien de temps. C’est avec Luo que la jeune fille va s’énamourer et jolie, attirante et sensuelle, celle-ci va faire naître en lui des émotions inconnues que l’auteur nous décrit avec pudeur. C’est puissant et touchant à la fois. Luo va se mettre en tête de faire évoluer sa jeune conquête grâce aux auteurs européens : « Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle en sera plus jamais une simple montagnarde ». Cette transformation est émouvante et démontre toute la puissance de la littérature, sur les femmes en particulier. Son émancipation nous ravie et nous touche en plein cœur. 

Je vous invite, évidemment, fortement à aller découvrir ce joli récit qui va savoir vous émouvoir et vous faire aimer encore plus (oui, c'est possible) les livres ! 


"Je n'allais tout de même pas mourir avant d'avoir connu l'amour, le sexe, la lutte individuelle contre le monde entier." 

Cadavre exquis - Pénélope Bagieu

Pétillant à l'image de Pénélope Bagieu !






Auteur : Pénélope Bagieu 
Éditeur : Gallimard
Parution : 16 avril 2010
Genre : BD, Humour, société
Nombre de pages : 128
Prix : 17,25€

Résumé : Zoé travaille comme hôtesse d'accueil dans les salons. Elle s'ennuie et ne supporte plus les sourires forcés et les talons hauts. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, elle croit enfin à sa bonne étoile.










Après avoir découvert Culottées, tome 1 (j'espère bientôt découvrir la suite, mais étant donné que mon anniversaire approche à grands pas, je ne me fais pas de souci ;)), j'ai voulu en connaitre d'avantage sur Pénélope Bagieu. Je suis son travail et ses réflexions sur les réseaux sociaux mais je souhaitais découvrir davantage son travail "d'avant les culottées"

source

Ayant une heure à perdre en ville, je me suis dirigée à la médiathèque où je me suis plongée dans cette jolie BD dont j'avais beaucoup entendu parler. Déjà, la couverture m'a séduite. J'aime cette association de bleu et de rouge, la belle Paris en arrière plan et ce mystère qui plane face à ce trio

Sincèrement, si vous connaissez un minimum Pénélope Bagieu, cette BD va vous plaire. Les dessins sont toujours aussi craquants, pétillants, drôles... C'est un énorme point positif pour ma part. Mais là, c'est perso. On aime ou on n'aime pas le coup de crayon d'un artiste d'après moi. Il faut donc essayer, jeter un coup d'oeil ; et si on apprécie, aller plus loin. 

source

On découvre donc Zoé, une jeune femme qui n'aime pas son boulot d'hôtesse d'accueil. Vraiment, être payée à faire la potiche, trop peu pour elle. En plus, son copain est un c****** de première, pas fichu de faire autre chose que regarder la télé en caleçon. Clairement, c'est pas la vie dont Zoé rêve. C'est là que je trouve un point négatif. Eh ma grande, si tu n'aimes pas ta vie, trouve un autre job, largue ton copain et va voir ailleurs ! Ben non. Clairement, Zoé n'a pas beaucoup de caractère et se laisse couler. 

source

Heureusement pour elle, une jolie rencontre va arriver dans sa petite vie. Thomas Rocher, un célèbre écrivain qui dépasse de loin les Musso et Lévy. Seulement, elle ne le connais absolument pas. De là va naître une jolie relation. Malheureusement, Thomas lui cache une petite (voire immense) chose. 

La scène où Zoé va à la librairie est ma préférée. C'est touchant de voir quelqu'un découvrir le monde merveilleux de la littérature. C'est d'ailleurs là-bas qu'elle va apprendre ce que Thomas lui cache et, étant toute chamboulée par cette nouvelle, elle va oublier de payer le bouquin que le libraire lui avait conseillé quelques minutes avant. Si vous l'avez lu, n'hésitez pas à me dire si cette scène vous a également touché

En bréf, c'est surprenant, original et vraiment drôle. C'est Pénélope Bagieu quoi ! Foncez



"(il luiprésente "Belle du Seigneur")

Vous m'en direz des nouvelles !
- Tain le PAVE !
- Bah ! Si ça vous tombe des mains, vous pouvez toujours vous en servir pour faire démarrer un barbecue."